Analyse du règlement européen sur la restauration des écosystèmes, adopté le 17 juin 2024 par le Conseil européen. L’ITF préconise de renforcer le modèle économique, de se centrer sur la refonctionnalisation et d’inclure des indicateurs de santé des sols.
Le règlement pour la restauration des écosystèmes, législation clé du Pacte vert, a été adopté par les États membres au Conseil européen le 17 juin 2024. Il vise à instaurer d’ici à 2030 des mesures de rétablissement des écosystèmes sur 20 % des terres et espaces marins. 81 % des habitats naturels européens en mauvais état 70 % des sols européens en mauvaise santé 20 % des terres à restaurer…
Le règlement pour la restauration des écosystèmes, législation clé du Pacte vert, a été adopté par les États membres au Conseil européen le 17 juin 2024. Il vise à instaurer d’ici à 2030 des mesures de rétablissement des écosystèmes sur 20 % des terres et espaces marins.
81 % des habitats naturels européens en mauvais état
70 % des sols européens en mauvaise santé
20 % des terres à restaurer d’ici 2030
30 % des habitats spécifiques en mauvais état à restaurer d’ici 2030
90 % d’ici 2050
Qu’est-ce que restaurer les écosystèmes ?
La restauration écologique est « une action intentionnelle qui initie ou accélère l’auto-réparation d’un écosystème dégradé, endommagé ou détruit ». Des recherches menées sur 89 opérations de restauration montrent une augmentation moyenne de 44 % de la biodiversité et de 25 % des services écosystémiques.
Les objectifs du règlement
Le règlement impose des mesures de restauration sur 30 % des habitats en mauvais état d’ici 2030, 60 % d’ici 2040 et 90 % d’ici 2050. En ville, la surface des espaces verts urbains ne pourra pas diminuer sauf si elle dépasse déjà 45 %. Des dérogations sont possibles pour les énergies renouvelables, l’agriculture et la défense.
Limites et préconisations de l’Institut
Le règlement présente des limites substantielles : manque d’incitatifs clairs pour les agriculteurs et sylviculteurs, absence de distinction entre restauration et refonctionnalisation des écosystèmes, objectifs manquant de précision. L’Institut préconise :
Renforcer le modèle économique pour compenser les manques à gagner des acteurs
Se centrer sur la refonctionnalisation des écosystèmes
Inclure des indicateurs de santé des sols dans les contrôles de conservation, en lien avec la future directive Sol