Les meublés touristiques explosent (800 000 en 2021 contre 300 000 en 2016), contribuant à la crise du logement et à l’étalement urbain. L’Institut propose de les requalifier comme logements vacants pour permettre une taxation plus dissuasive.
Les besoins en logement ne sauraient être comblés par la construction, tant que le nombre de logements vacants continue d’augmenter (+80 000/an). Le nombre de meublés touristiques explose : passés de 300 000 en 2016 à 800 000 en 2021, ils participent à la hausse des loyers et génèrent une vacance latente. L’Institut propose de les requalifier comme logements vacants, ouvrant la voie à une taxation plus dissuasive. 800 000…
Les besoins en logement ne sauraient être comblés par la construction, tant que le nombre de logements vacants continue d’augmenter (+80 000/an). Le nombre de meublés touristiques explose : passés de 300 000 en 2016 à 800 000 en 2021, ils participent à la hausse des loyers et génèrent une vacance latente. L’Institut propose de les requalifier comme logements vacants, ouvrant la voie à une taxation plus dissuasive.
- 800 000 meublés touristiques en France en 2021 (contre 300 000 en 2016)
- +80 000/an : augmentation des logements vacants depuis le milieu des années 2000
- 30 % : taux d’occupation moyen des meublés touristiques
- 3,1 millions de logements vacants en France en 2023
Des besoins en logements que la construction seule ne satisfait pas
Le rythme de construction de logements en France (7,5 logements pour 1 000 habitants) est bien au-dessus de la moyenne européenne (4,1 ‰), et pourtant le besoin de logements ne se résorbe pas. Un quart des logements construits contribue à vider des logements existants par le mécanisme de la vacance.
Les meublés touristiques : une pression supplémentaire
Les meublés ne concernent pas uniquement les zones littorales mais aussi les zones métropolitaines très tendues. Huit villes françaises figurent dans le top 50 des villes européennes en termes de nuitées Airbnb. Ces logements sont largement sous-occupés (30 % de taux d’occupation moyen), ce qui les rapproche de facto de logements vacants.
La loi Le Meur (2024)
La loi Le Meur réduit les avantages fiscaux, introduit une obligation généralisée de déclaration, renforce les prérogatives des maires et permet aux copropriétés d’interdire les meublés touristiques à la majorité qualifiée (deux tiers).
Aller plus loin : requalifier les meublés comme logements vacants
Dans un contexte de sobriété foncière et de ZAN, l’Institut soumet au débat l’idée d’inclure les meublés touristiques parmi les logements vacants. Cette requalification permettrait d’aligner leur régime de taxation sur celui des logements vacants en zones tendues, incitant les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif long terme.
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